Afrique: l’agriculture accAi??lA?re grA?ce aux nouvelles technologies

AprA?s avoir ratAi?? la premiA?re et la seconde rAi??volution industrielle, lai??i??Afrique semble bien partie pour adopter la troisiA?me. Dans lai??i??agriculture, le dAi??fi est complexe : il sai??i??agit de produire plus, beaucoup plus, tout en limitant les impacts nAi??gatifs sur l’environnement. La technologie peut changer la donne et des innovateurs radicaux sont entrAi??s dans le jeu. En combinant services low cost, informations en direct et innovations frugales, en mettant ces facilitAi??s Ai??Ai?? la disposition des exploitations de toutes tailles, lai??i??Internet mobile peut permettre Ai??Ai?? lai??i??agriculture africaine dai??i??accAi??lAi??rer Ai?? Ai??la hauteur de ses immenses besoins.

AFD_gestion_durable_foret_congo_450x307

Pour nourrir les 9 ou 10 milliards dai??i??individus que la planA?te pourrait compter en 2050, lai??i??ONU affirmait en dAi??cembre 2013 que les agriculteurs du monde entier devraient ensemble accroAi??tre leur production de 70%. Le dAi??fi est particuliA?rement ardu pour lai??i??Asie, lai??i??Afrique et le Moyen-Orient. La progression de 50% envisagAi??e aujourdai??i??hui pour les rendements et lai??i??accroissement des surfaces agricoles (seulement 20% de la hausse de la production) ne permettront pas Ai??Ai?? ces rAi??gions de couvrir leurs besoins. Lai??i??Afrique, qui est loin dai??i??avoir achevAi?? sa transition dAi??mographique, sera particuliA?rement concernAi??e.

Certes, les situations sont extrA?mement contrastAi??es Ai??Ai?? travers le continent. En Afrique du Nord, la situation de la malnutrition est restAi??e stable et mA?me relativement proche de celle des rAi??gions dAi??veloppAi??es, mais lai??i??Afrique subsaharienne continue dai??i??inspirer de graves inquiAi??tudes. En 2050, affirme lai??i??ONU, la population de lai??i??Afrique atteindra 2,4 milliards dai??i??habitants. Sans une authentique rAi??volution agricole, le pire attend le continent. Pour atteindre en 2015 les fameux Objectifs du millAi??naire pour le dAi??veloppement (OMD), il faudrait que le nombre des sous-alimentAi??s en Afrique diminue de moitiAi?? par rapport au dAi??but des annAi??es 1990, cai??i??est-Ai??Ai??-dire quai??i??il passe sous la barre des 90 millions de personnes. Cai??i??est impossible dans ces dAi??lais. A plus long terme, le dAi??fi est tout aussi criant.

Dans son rapport 2013 sur Ai?? lai??i??Ai??tat de lai??i??insAi??curitAi?? alimentaire dans le monde Ai?? (en anglais), la Food & Agriculture Organisation (FAO) de lai??i??ONU estimait Ai??Ai?? 239 millions le nombre dai??i??Africains sous-alimentAi??s sur la pAi??riode 2010-2012, soit 19 millions de plus que sur la pAi??riode 2007-2009. Et la progression ne se fait pas seulement en valeur absolue. La prAi??valence de la sous-alimentation est passAi??e de 22,6 % Ai??Ai?? 22,9 %. Dans son rapport Ai?? Intensification durable : un nouveau paradigme pour lai??i??agriculture africaine Ai?? (en anglais), le Montpellier Panel, un groupe dai??i??experts internationaux hAi??bergAi?? par lai??i??Imperial College of London, offrait un diagnostic encore plus alarmant : en continuant sur la pente actuelle, les systA?mes de production agricole africains ne seront pas capables, en 2050, dai??i??assurer plus de 13 % des besoins alimentaires du continent.

Le dAi??fi de la production

Face Ai??Ai?? ce constat, lai??i??effort agricole est insuffisant. Lai??i??agriculture fournit 70% de lai??i??emploi du continent et 30% de son PIB, mais seulement cinq pays africains consacrent au moins 10% de leurs dAi??penses totales au secteur agricole : le Burkina Faso, lai??i??Ethiopie, le Mali, le Niger et le SAi??nAi??gal. A lai??i??exception de lai??i??Ethiopie, aucune des dix plus grandes puissances agricoles en Afrique nai??i??a atteint cet objectif, constatent les chercheurs de Resakss, le rAi??seau chargAi?? de surveiller lai??i??application du trA?s stratAi??gique Programme DAi??taillAi?? de dAi??veloppement de lai??i??agriculture africaine (PDDAA). Et seuls six pays ont dAi??passAi?? les 6% de croissance agricole : lai??i??Angola, la GuinAi??e, le Nigeria, lai??i??Ethiopie, le Rwanda et le Mozambique. Avec la distribution dai??i??engrais et de semences, les cultures locales de maA?s et de riz sont devenues plus productives, mais pas Ai??Ai?? la hauteur des besoins prAi??visibles.

Le dAi??fi est complexe : il sai??i??agit de produire plus, beaucoup plus, tout en limitant les impacts nAi??gatifs sur lai??i??environnement. Le changement climatique est un Ai??lAi??ment central : il sai??i??agit aussi bien dai??i??anticiper certains de ses effets que de dAi??velopper des solutions qui ne lai??i??aggravent pas. La question de la dAi??forestation, ainsi, est sous contrainte.

Longtemps, certains agronomes venus du Nord (Est et Ouest confondus) ont imaginAi?? introduire en Afrique les grandes exploitations mAi??canisAi??es de plusieurs milliers dai??i??hectares que lai??i??on trouve dans le Kansas, en Argentine ou en Ukraine. Aujourdai??i??hui, la plupart des experts se retrouvent autour dai??i??une autre stratAi??gie : renoncer Ai??Ai?? lai??i??extension massive des terres agricoles et intensifier la production des petites exploitations. Pour cela, lai??i??intensification doit A?tre triple. Ecologique, tout dai??i??abord, en utilisant des processus Ai??cologiques pour favoriser lai??i??efficacitAi?? de la production (sols vivants, culture sans labour, parasites de parasites plutA?t que pesticides). GAi??nAi??tique, ensuite, en sAi??lectionnant les semences les plus performantes, y compris les OGM ; et enfin socio-Ai??conomique, avec un environnement et des infrastructures de marchAi?? favorables.

Une question centrale demeure : quai??i??est-ce que lai??i??Afrique doit, et ne doit pas, produire? Cultures vivriA?res pour la consommation locale ou cultures dai??i??exportation pour accumuler des devises et rAi??duire le dAi??ficit commercial? La rAi??ponse est loin dai??i??A?tre univoque mais les principes sont connus : dai??i??abord, la course Ai??Ai?? lai??i??autosuffisance est loin dai??i??A?tre une stratAi??gie gagnante pour tous les pays et lai??i??Afrique du Nord, par exemple, continuera dai??i??acheter du blAi??. Ensuite, plusieurs pays ont des avantages comparatifs sur les cultures dai??i??exportation tropicales et doivent les valoriser, mais sans sacrifier lai??i??essentiel. Les cultures dai??i??exportation intAi??ressent les investisseurs du Nord, ce qui nai??i??est pas le cas de la production dai??i??Ai??ufs, de maA?s ou de manioc. Pour prendre un exemple emblAi??matique, la Zambie ne devrait pas avoir Ai??Ai?? importer des Pays-Bas des poussins de trois mois.

Il nai??i??existe pas de recette africaine globale mais certains pays africains ont trouvAi?? leur voie. Le Ghana, par exemple, a rAi??ussi Ai??Ai?? mobiliser ses petits producteurs sur des cultures dai??i??exportation comme lai??i??hAi??vAi??a ou le cacao, avec des systA?mes de financement bien adaptAi??s. De mA?me, le fleuve SAi??nAi??gal est une rAi??ussite agricole obtenue grA?ce Ai??Ai?? une combinaison dai??i??investissements publics, de techniques dai??i??irrigation et de taxation du riz asiatique, lai??i??ensemble de ces actions a permis de rAi??duire considAi??rablement le dAi??ficit commercial en riz.

Le contexte Ai??conomique et ses contraintes
Indispensable, la hausse de la production nai??i??est pas suffisante. La production agricole peut progresser sans que lai??i??insAi??curitAi?? alimentaire recule en proportion si le pouvoir dai??i??achat des mAi??nages reste trop faible. Les crises rAi??centes ont Ai??tAi?? liAi??es Ai??Ai?? lai??i??envolAi??e des prix. Il faut donc augmenter la performance agricole sans provoquer de chA?mage, ce qui obligera Ai??conomistes et dAi??cideurs Ai??Ai?? reconsidAi??rer le concept de productivitAi??, Ai??Ai?? le replacer dans un contexte Ai??conomique et social global. Avec la croissance dAi??mographique, 300 000 jeunes arrivent chaque annAi??e sur le marchAi?? du travail en Afrique subsaharienne. Leur donner un emploi est une prioritAi??. Produire plus, en Afrique et ailleurs, impose aussi une nouvelle organisation commerciale des produits agricoles pour protAi??ger les petits paysans mais aussi une politique de stockage pour attAi??nuer la volatilitAi?? des cours. Il faut des prix agricoles assez Ai??levAi??s pour inciter les paysans Ai??Ai?? produire et Ai??Ai?? investir sans A?tre trop Ai??levAi??s afin de protAi??ger le pouvoir dai??i??achat des populations urbaines en expansion rapide.

Il y a Ai??videmment des avis plus optimistes. En se fondant sur le fait que seulement 30 % des terres agricoles sont exploitAi??es Ai??Ai?? lai??i??Ai??chelle du continent (40 % en Afrique de lai??i??ouest), certaines multinationales de lai??i??agroalimentaire assurent quai??i??en 2050, lai??i??Afrique subsaharienne sera un Ai?? marchAi?? dai??i??origination Ai??, cai??i??est-Ai??Ai??-dire, une rAi??gion exportatrice de nombreuses matiA?res premiA?res agricoles. Il faudrait pour cela combler deux retards criants. Dai??i??abord, le manque dai??i??infrastructures : faute de routes ou de ports, certaines terres restent quasiment inaccessibles et certaines rAi??coltes intransportables. Dans la rAi??gion subsaharienne, explique la FAO, la quantitAi?? de nourriture perdue avant dai??i??arriver dans lai??i??assiette du consommateur dAi??passe les 150 kg par an et par personne. En outre, les rendements sont trA?s bas. Pour dAi??coller, lai??i??agriculture doit A?tre entiA?rement rAi??organisAi??e, notamment en termes dai??i??Ai??ducation, de formation, de sAi??lection des semences et des engrais. Pour augmenter la productivitAi??, elle cherchera Ai??Ai?? augmenter la mAi??canisation, ce qui implique une baisse de lai??i??emploi agricole et suppose que dai??i??autres secteurs se diversifient pour Ai??viter un exode rural massif. RAi??pAi??tons-le, rAi??former lai??i??agriculture africaine sans provoquer de crise sociale supplAi??mentaire sera une gageure.

Autre grande lacune, lai??i??absence de filiA?res structurAi??es et efficientes (production, stockage, transport, transformations, distribution) rend difficile le dAi??veloppement. Sans filiA?re intAi??grAi??e, pas de vAi??ritable compAi??tence mAi??tier, pas de produits transformAi??s, et donc pas de valeur ajoutAi??e. Prenons le cas du Niger. En dAi??pit dai??i??une croissance Ai??conomique vigoureuse (10% en 2012), et mA?me sai??i??il dispose dai??i??un des plus gros cheptels de ruminants de la zone, ce pays grand comme presque trois fois la France, ne possA?de pas dai??i??installation dai??i??abattage techniquement adaptAi??e aux normes sanitaires et aux enjeux du pays, ni dai??i??Ai??quipement pour garantir la chaAi??ne du froid, ni dai??i??usine de transformation laitiA?reAi??ai??i?? . Il ne dispose Ai??galement dai??i??aucun moyen de transport continental (pas de chemin de fer) permettant de fluidifier les Ai??changes avec ses voisins et les grands ports marchands. Dans des pays aussi vastes, relativement peu peuplAi??s, la distribution doit opAi??rer Ai??Ai?? longue distance, ce qui rend la logistique dAi??cisive.

La faiblesse des politiques agricoles est intimement liAi??e aux difficultAi??s que rencontrent les politiques dai??i??amAi??nagement et de dAi??veloppement socioAi??conomique des territoires. Pour A?tre efficaces, ces politiques agricoles et agro-industrielles doivent nAi??cessairement prendre en compte les traditions culturelles, la trA?s grande complexitAi?? des questions fonciA?res, les politiques Ai??nergAi??tiques, les politiques de lai??i??eau, la gestion des risques naturels, ainsi que celle des transports et des Ai??quipements. Dessiner une politique agricole exige donc des investissements dans les infrastructures et le dAi??veloppement de politiques publiques au-delAi??Ai?? du secteur agricole. Cela requiert des compAi??tences fortes en ingAi??nierie publique comme en conception et en mise en Ai??uvre des politiques publiques. Cai??i??est en prioritAi?? de ces compAi??tences que lai??i??Afrique subsaharienne a besoin.

La sous-rAi??gion manque cruellement des centres dai??i??excellence agronomique et agroalimentaire qui formeraient des techniciens, des cadres exploitants, des transformateurs, des ingAi??nieurs agroindustriels, des logisticiens et lui permettraient de renforcer ses capacitAi??s dai??i??innovation et dai??i??amAi??liorer la conduite des opAi??rations de production. Ces lacunes sai??i??expliquent. Les programmes dai??i??aide au dAi??veloppement ont jusquai??i??alors Ai??tAi?? consacrAi??s soit Ai??Ai?? lai??i??urgence alimentaire et Ai??Ai?? lai??i??autosuffisance paysanne, soit Ai??Ai?? la crAi??ation dai??i??infrastructures, mais sans un accompagnement suffisant des compAi??tences et des capacitAi??s pour utiliser et surtout maintenir ces infrastructures. La mise en place de la Plateforme pour lai??i??Agriculture Tropicale (TAP) animAi??e par la FAO, approuvAi??e par le G8 et lancAi??e lors de la premiA?re rAi??union des experts agricoles (Meeting of Agriculture Chief Scientists (MACS) dirigAi??e par le G20 (en septembre 2012), rAi??sulte de cette analyse, de mA?me que les objectifs du Nouveau Partenariat pour le dAi??veloppement de lai??i??Afrique (NEPAD de Union africaine).

Enfin les pays de cette zone sont aussi soumis aux dAi??fis issus de la globalisation des Ai??changes agricoles et des produits agro-industriels. Le niveau de dAi??veloppement des pays industrialisAi??s est aujourdai??i??hui la rAi??fAi??rence (notamment sur le plan sanitaire) imposAi??e Ai??Ai?? lai??i??ensemble des pays dans le contexte de lai??i??OMC. Pour atteindre ce niveau de rAi??fAi??rence, il est trA?s important que ces pays se dotent de leurs propres capacitAi??s techniques, Ai??conomiques et dai??i??une expertise, notamment sanitaire.

Les TIC Ai??Ai?? la rescousse
ParallA?lement Ai??Ai?? cet effort dai??i??Ai??ducation et de formation, lai??i??Afrique prend conscience de lai??i??apport dAi??cisif que pourrait reprAi??senter lai??i??innovation technologique.
Il sai??i??agit dai??i??abord, bien sAi??r, des progrA?s dans les mAi??thodes agricoles, et notamment du savoir accumulAi?? ces derniA?res annAi??es dans le domaine de lai??i??agro-Ai??cologie. Lai??i??enjeu est double : il sai??i??agit Ai??Ai?? la fois de prAi??server Ai??Ai?? court-moyen terme le potentiel des terres agricoles en Ai??vitant de les fragiliser, et de parier sur lai??i??avenir : vu le changement climatique, les terres agricoles favorables Ai??Ai?? la culture vont devenir un facteur rare, un atout dAi??cisif dans la compAi??tition internationale. La mise en Ai??uvre dai??i??une agronomie innovante relA?ve ici dai??i??une vision stratAi??gique de ce que sera le monde dans trente ans.

Mais cai??i??est aussi lai??i??innovation technologique dans son ensemble qui peut faire la diffAi??rence, et tout particuliA?rement les technologies de lai??i??information. Internet, surtout dans sa version mobile, peut apporter Ai??Ai?? lai??i??agriculture africaine des gains de productivitAi?? considAi??rables, Ai??Ai?? la mesure du dAi??ficit de rendement accumulAi?? par le continent. Dans son rapport Ai??Ai??Lions go DigitalAi??Ai??, le cabinet McKinsey les estime en 2013 Ai??Ai?? 3 milliards de dollars par an dai??i??ici Ai??Ai?? 2025.

Les exemples abondent dAi??jAi??. Il sai??i??agit Ai??videmment dai??i??abord de mieux gAi??rer la production et dai??i??Ai??viter les dAi??perditions inutiles. Les solutions existent : pour Ai??viter la dAi??tAi??rioration de la viande, les abattoirs peuvent utiliser des thermomA?tres et des hygromA?tres numAi??riques, transmettre les donnAi??es par smartphones et recevoir, de la part dai??i??experts pouvant se trouver partout en Afrique ou dans le monde, des conseils sur le transport et le stockage de certains produits sensibles comme les viandes. Un moyen trA?s bon marchAi?? pour Ai??viter des crises sanitaires.

Internet se rAi??vA?le aussi une puissante arme contre la prAi??varication. Le Nigeria a intAi??grAi?? lai??i??Internet mobile dans son programme de soutien aux agriculteurs. Seulement 11% des paysans avaient accA?s Ai??Ai?? lai??i??ancien systA?me de subventions aux engrais et des sommes Ai??normes ont Ai??tAi?? dAi??tournAi??es par la corruption. Le nouveau programme dai??i??e-portefeuille lancAi?? en 2012, adresse lesAi??vouchersAi??de subvention directement sur les tAi??lAi??phones mobiles des agriculteurs et dirige ceux-ci vers le concessionnaire le plus proche. Le pays a rAi??alisAi?? des Ai??conomies considAi??rables, il dispose dAi??sormais dai??i??une distribution plus efficace des engrais et a atteint son objectif de production. Quant aux agriculteurs, leur capacitAi?? dai??i??investissement sai??i??en trouve accrue, et avec elle leur capacitAi?? Ai??Ai?? dAi??velopper leur productivitAi??.

Lai??i??accA?s Ai??Ai?? des informations pertinentes est aussi un enjeu fort, aussi bien pour la culture proprement dite que pour une bonne apprAi??hension des marchAi??s. Internet peut amAi??liorer lai??i??accA?s des agriculteurs Ai??Ai?? lai??i??expertise et Ai??Ai?? lai??i??information sur la mAi??tAi??o, le choix des cultures et la lutte antiparasitaire, mais aussi sur la gestion et la finance, ce soutien Ai??tant disponible tout au long du cycle agricole. La Bourse Ai??thiopienne des marchandises (ECX) reAi??oit chaque mois plus dai??i??un million de demandes dai??i??informations sur le marchAi??, 80% provenant de zones rurales. La bourse dai??i??Afrique de lai??i??Est fournit en ligne des services comme lai??i??entreposage, la logistique et lai??i??intelligence de marchAi?? sur les stocks et les rendements attendus des principales cultures.

Dai??i??autres initiatives, souvent trA?s locales, sont Ai??Ai?? signaler. Au Kenya, la plateforme iCow a Ai??tAi?? dAi??veloppAi??e pour les petits producteurs laitiers. Elle distribue de lai??i??information en ligne et sur les tAi??lAi??phones mobile, ainsi que des vidAi??os Ai??ducatives. Cette initiative aurait permis dai??i??augmenter de 30 % la production de lait de ses utilisateurs. En Ouganda, un centre dai??i??appels existe, qui fournit aux agriculteurs des compAi??tences en quatre langues sur les rAi??coltes, le bAi??tail, la mAi??tAi??o, les prix du marchAi?? et les fournisseurs dai??i??intrants. Internet joue Ai??galement un rA?le-clAi?? dans lai??i??accA?s aux marchAi??s, cai??i??est-Ai??Ai??-dire, en pratique, aux meilleurs prix pour les produits et les bA?tes. Dans de nombreux pays africains, Esoko fournit des conseils hebdomadaires aux agriculteurs Ai??Ai?? travers les tAi??lAi??phones mobiles, ce qui leur permet de nAi??gocier de meilleurs prix, de choisir entre plusieurs marchAi??s et de recevoir des offres pour leurs produits. Selon McKinsey, les adhAi??rents Ai??Ai?? Esoko ont vu leurs revenus croAi??tre de plus de 20%. Internet permet aussi aux producteurs de cafAi?? en Afrique de lai??i??Est ou de cacao, en Afrique de lai??i??Ouest, de suivre les Ai??changes de produits de base Ai??Ai?? New York. Internet transforme ce qui Ai??tait une jungle impAi??nAi??trable en un marchAi?? plus transparent.