Agriculture et le dA�veloppement, Les biotechnologies

Biotechnologie

question31A�La dA�finition de la biotechnologie utilisA�e dans la��IAATSD est fondA�e sur celles de la Convention sur la DiversitA� biologique et du Protocole de CarthagA?ne sur la BiosA�curitA�. Il sa��agit da��un terme gA�nA�rique qui englobe la manipulation da��organismes vivants et couvre un large A�ventail da��activitA�s, des techniques conventionnelles de fermentation et de sA�lection des plantes et des animaux aux rA�centes innovations en matiA?re de culture tissulaire, da��irradiation, de gA�nomique et da��amA�lioration gA�nA�tique (MAB) et de sA�lection A�A� la��aide de marqueurs molA�culaires (MAS) pour amA�liorer la reproduction naturelle. Certaines des biotechnologies les plus rA�centes, appelA�es A� biotechnologies modernes A�, utilisent la��ADN ou la��ARN modifiA�A�in vitroA�et la fusion cellulaire de diffA�rentes familles taxonomiques, des techniques qui surmontent les barriA?res physiologiques de rA�gA�nA�ration naturelle ou de recombinaison gA�nA�tique. La question la plus controversA�e aujourda��hui concerne le recours aux techniques de recombinaison de la��ADN pour produire des transgA?nes qui sont insA�rA�s dans les gA�nomes. Des applications encore plus rA�centes de la biotechnologie moderne permettent de manipuler du matA�riel gA�nA�tique sans modifier la��ADN.

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La biotechnologie a toujours A�tA� A�A� la��avant-garde du changement. Vu la rapiditA� et la��ampleur du changement, il y a un manque significatifs de transparence dans la communication entre les diffA�rents acteurs. Ca��est pourquoi la��A�valuation de la biotechnologie moderne na��a pas suivi le rythme des progrA?s ; les informations sont souvent fragmentaires et contradictoires, les avantages et les inconvA�nients sont mal connus. Les avis divergent sur les risques et les bienfaits de la biotechnologie moderne pour la��environnement, la santA� humaine et la��A�conomie, et ces risques restent pour la plupart A�A� dA�terminer.

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Les biotechnologies classiques, telles que les techniques de sA�lection, la culture tissulaire, les pratiques culturales et la fermentation sont largement acceptA�es et utilisA�es. Entre 1950 et 1980, avant le dA�veloppement des OGM, le rendement des variA�tA�s modernes de blA� avait augmentA� de prA?s de 33 %, mA?me en la��absence da��engrais. Les biotechnologies modernes utilisA�es en confinement ont A�tA� largement adoptA�es ; par exemple, le marchA� des enzymes industriels se chiffrait A�A� 1,5 milliard de dollars en 2000. La��application des biotechnologies modernes en dehors des confinements, notamment la��utilisation des plantes gA�nA�tiquement modifiA�es, est beaucoup plus controversA�e. Par exemple, les donnA�es recueillies pour certaines annA�es et certaines plantes gA�nA�tiquement modifiA�es indiquent des gains de rendement allant de 10 % A�A� 33 % dans certaines rA�gions et des baisses de rendement dans da��autres rA�gions.

Les moteurs plus puissants de la recherche-dA�veloppement dans la biotechnologie, tels que les cadres relatifs aux droits de propriA�tA� intellectuelle, dA�terminent quels produits seront mis sur le marchA�. Bien que cela attire la��investissement dans la��agriculture, cela peut A�galement concentrer les ressources agricoles entre les mains da��un petit groupe. Le fait de se concentrer sur la biotechnologie moderne, sans fournir un soutien adA�quat A�A� da��autres recherches agricoles, peut se traduire par une modification des programmes da��enseignement et de formation et une rA�duction du nombre de spA�cialistes dans da��autres sciences agricoles fondamentales. Cette situation risque de se perpA�tuer, puisque ce sont les A�tudiants da��aujourda��hui qui dA�finiront les cadres da��A�ducation et de formation de demain.

2A�La��utilisation des brevets relatifs aux transgA?nes pose da��autres problA?mes. Dans les pays en dA�veloppement en particulier, des instruments tels que les brevets peuvent accroA�tre les coA�ts et rA�duire les activitA�s da��expA�rimentation des agriculteurs ou des chercheurs du secteur public, tout en risquant par la mA?me occasion de dA�courager les pratiques locales qui amA�liorent la sA�curitA� alimentaire et la viabilitA� A�conomique. On craint en particulier que les instruments en place relatifs aux droits de propriA�tA� intellectuelle na��entravent A�A� terme la conservation des semences ainsi que la��A�change, la vente et la��accA?s aux matA�riaux brevetA�s dont les chercheurs indA�pendants ont besoin pour effectuer leurs analyses et expA�riences sur les impacts. Les agriculteurs sont soumis A�A� de nouvelles obligationsA�: les producteurs de plantes gA�nA�tiquement modifiA�es risquent da��A?tre tenus responsables de la prA�sence de plantes adventices si les producteurs de plantes biologiques dans leur voisinage se voient privA�s de leurs droits de commercialisation et de leurs revenus, et les producteurs traditionnels pourraient A?tre tenus de dA�dommager les producteurs de semences gA�nA�tiquement modifiA�es si des transgA?nes sont dA�tectA�s dans leurs cultures.

Une solution au problA?me de la recherche-dA�veloppement en biotechnologie serait da��investir dans des prioritA�s locales dA�finies suivant une dA�marche participative et transparente, et de privilA�gier les solutions multifonctionnelles aux problA?mes locaux. Une telle dA�marche requiert de nouveaux types de soutien pour encourager le public A�A� participer activement A�A� la��A�valuation des effets de la biotechnologie moderne sur les plans technique, social, politique, culturel, juridique, sexospA�cifique, environnemental et A�conomique. Les biotechnologies devraient servir A�A� prA�server les compA�tences et le matA�riel gA�nA�tique locaux, de sorte que les collectivitA�s locales puissent poursuivre leurs recherches. Ces travaux de recherche-dA�veloppement mettraient la��accent sur les projets participatifs de sA�lection vA�gA�tale et sur la��agro A�cologie.

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