AmAi??liorer la compAi??titivitAi?? de l’Afrique en renforAi??ant la productivitAi?? agricole, les services et les chaAi??nes de valeur

  • La compAi??titivitAi?? africaine stagne malgrAi?? une croissance Ai??conomique vigoureuse et les faibles gains de productivitAi?? ne laissent pas prAi??sager une croissance inclusive et durable.
  • La meilleure performance des marchAi??s des produits et de lai??i??emploi ne parvient pas Ai??Ai?? compenser la faiblesse des institutions, des infrastructures, de la santAi?? et de l’Ai??ducation qui entrave la compAi??titivitAi??.
  • Il faut mettre en Ai??uvre une stratAi??gie globale pour soutenir la transformation structurelle de lai??i??Ai??conomie africaine. Elle devra donner la prioritAi?? aux infrastructures de transports et des TIC, Ai??Ai?? l’Ai??ducation, au commerce et Ai??Ai?? des rAi??formes de la rAi??glementation des activitAi??s Ai??conomiques.
  • Le Cap, Afrique du Sud, le 4 juin 2015.Ai??D’aprA?s le dernier Rapport sur la compAi??titivitAi?? de lai??i??Afrique, publiAi?? ce jour, le manque de compAi??titivitAi?? et de productivitAi?? compromet les perspectives Ai??conomiques Ai??Ai?? long terme et le maintien dai??i??une croissance durable sur le continent et ce, malgrAi?? les forts taux de croissance enregistrAi??s dans de nombreux pays.

Le rapport biennal, intitulAi??Ai??Transforming Africaai??i??s EconomiesAi??(Transformer les Ai??conomies de l’Afrique) a rAi??uni les donnAi??es dAi??taillAi??es de l’Indice de la compAi??titivitAi?? mondiale publiAi?? par le Forum Ai??conomique mondial et des Ai??tudes concernant les trois principaux domaines de l’activitAi?? Ai??conomique, Ai??Ai?? savoirAi??: la productivitAi?? agricole, la croissance du secteur des services et les chaAi??nes de valeur mondiales et rAi??gionales. Les donnAi??es font apparaAi??tre une stagnation de la productivitAi?? qui Ai??tait dAi??jAi??Ai?? rAi??duite dans l’ensemble des secteursAi??: l’agriculture, lai??i??industrie manufacturiA?re et les services. Cela sai??i??explique en partie par la faiblesse persistante des institutions, des infrastructures, de la santAi?? et de l’Ai??ducation qui sont des facteurs intrinsA?ques de la compAi??titivitAi?? africaine. Ces insuffisances occultent des performances plus positives dans d’autres secteurs de l’Ai??conomie, enAi?? particulier du cA?tAi?? des marchAi??s des produits et de lai??i??emploi.

Le continent doit tirer parti de sa croissance dAi??mographique et de sa population jeune en donnant la prioritAi?? aux secteurs fortement demandeurs en main-d’Ai??uvre. L’augmentation des services Ai??tant en termes de PIB que d’emploiAi??Ai?? ne saurait Ai??Ai?? elle seule transformer les Ai??conomies africaines et accAi??lAi??rer la croissance de l’Afrique, Et mA?me dans ce secteur des services, le dAi??veloppement demeure inAi??gal, dans la mesure oA? trop de personnes travaillent dans des services Ai??Ai?? faible productivitAi??.

Ai??Ai??En raison de la croissance rapide de la population en A?ge de travailler en Afrique, lai??i??amAi??lioration de la compAi??titivitAi?? des Ai??conomies africaines passera nAi??cessairement par des investissements dans des secteurs trA?s productifs et Ai??Ai?? forte main-dai??i??Ai??uvre. Ces investissements, qui viendront aussi soutenir les objectifs de croissance inclusive de la rAi??gion, permettront dai??i??offrir aux femmes et aux jeunes les opportunitAi??s dai??i??emploi qui font cruellement dAi??faut aujourdai??i??hui Ai??, indiqueAi??Barak Hoffman, spAi??cialiste des questions de gouvernance pour le Groupe de la Banque mondiale et coauteur du rapport.

Voici les principales conclusions du rapport:

  • AmAi??liorer la productivitAi?? agricoleAi??:Ai??L’agriculture constitue une source importante de revenus pour la plupart des africains, mais la productivitAi?? demeure trop faible et repose sur une production de subsistance Ai??Ai?? petite Ai??chelle. Il faut amAi??liorer la productivitAi?? agricole enAi?? recourant davantage aux technologies (de l’information et de la communication, mais aussi celles au service de meilleurs rendement et irrigation), en Ai??tablissant un rAi??gime foncier clair et en offrant des opportunitAi??s et un meilleur accA?s Ai??Ai?? la propriAi??tAi?? aux femmes, qui reprAi??sentent une part importante de la main-d’Ai??uvre agricole sur le continent. En outre, un meilleur accA?s au marchAi?? des petits exploitants assurerait l’inclusion, alors que le dAi??veloppement de chaAi??nes de valeur rAi??gionales constituerait un tremplin utile qui permettrait Ai??Ai?? ces derniers d’amAi??liorer leurs processus de production et de marketing, et Ai??Ai?? terme, de satisfaire aux normes de qualitAi?? des marchAi??s mondiaux.
  • DAi??ployer les servicesAi??:
  • On considA?re gAi??nAi??ralement quelles exportations de services sont un domaine prAi??sentant un avantage comparatif pour les Ai??conomies plus avancAi??es, mais une analyse plus approfondie des statistiques commerciales suggA?re qu’elles sont encore plus importantes pour l’Afrique et peuvent notamment contribuer Ai??Ai?? dAi??velopper les exportations d’autres secteurs. Un dAi??veloppement accru des services Ai??Ai?? faible coAi??t et de haute qualitAi?? aidera les pays Ai??Ai?? participer aux chaAi??nes de valeur locales, rAi??gionales et mondiales. Cela encouragera Ai??galement les dAi??cideurs politiques Ai??Ai?? promouvoir le dAi??veloppement des services dans le cadre d’un programme de croissance plus large.
  • Exploiter les chaAi??nes de valeur mondiales (CVM)Ai??:Ai??Une plus forte participation aux chaAi??nes de valeur mondiales et rAi??gionales peut accAi??lAi??rer la transformation Ai??conomique de l’Afrique, grA?ce aux gains associAi??s Ai??Ai?? une amAi??lioration de la productivitAi?? et au dAi??veloppement de nouvelles activitAi??s. NAi??anmoins, les bienfaits tirAi??s de la participation aux CVM ne sont pas automatiques et doivent A?tre accompagnAi??s de politiques publiques dai??i??envergure qui favorisentAi?? les Ai??changes, les investissements et dAi??veloppent les infrastructures de transports ainsi que l’accA?s au financement. Au-delAi??Ai?? de l’intAi??gration aux CVM, ces politiques publiques auront un impact positif sur l’Ai??conomie en gAi??nAi??ral.

Ai??Ai??Les choses doivent changer dans le secteur agricole africain. Il est impAi??ratif de stimuler la productivitAi?? de maniA?re significative, grA?ce Ai??Ai?? des recherches adaptAi??es, Ai??Ai?? l’exploitation des TIC et au renforcement des liens entre les petits exploitants et les producteurs commerciaux, tout en les intAi??grant mieux dans les chaAi??nes de valeur rAi??gionales et mondialesAi??Ai??, affirmeAi??Steve Kayizzi-Mugerwa, vice-prAi??sident dAi??lAi??guAi??, de la Banque africaine de dAi??veloppement.

Ai??Ai??Le secteur des services tient une place de plus en plus importante dans les programmes de dAi??veloppement en Afrique et dans ceux de la Banque mondiale. Dans de nombreux pays de la rAi??gion, les services constituent le secteur qui enregistre la plus forte croissance, crAi??ant ainsi de nouveaux emplois et de nouvelles activitAi??s Ai??conomiques. Il stimule aussi la production dans d’autres secteurs. Pourtant, la productivitAi?? du secteur des services demeure faible. Pour A?tre plus compAi??titifs, les gouvernements doivent rAi??duire les barriA?res commerciales et adopter des rAi??formes lAi??gislatives complAi??mentaires. Ces rAi??formes sai??i??imposent aussi pour permettre Ai??Ai?? l’Afrique de renforcer son intAi??gration dans les chaAi??nes de valeur mondiales Ai??, affirme Anabel GonzAi??A?lez, directrice principale du pA?le Commerce et compAi??titivitAi?? auprA?s de la Banque mondiale, Washington DC.

Ai??Ai??Nous devons promouvoir plus d’investissements dans les infrastructures, adopter des procAi??dures commerciales plus rapides, renforcer l’intAi??gration rAi??gionale et crAi??er des institutions plus efficaces pour consolider les progrA?s enregistrAi??s et en faire davantage. Cela permettra Ai??Ai?? l’Afrique sub-saharienne d’exprimer pleinement son potentiel. De mA?me, il faut une transformation structurelle plus rapide pour stimuler la productivitAi??, crAi??er plus d’emploi et amAi??liorer la cohAi??sion socialeAi??Ai??, affirme Angel GurrAi??Ai??a, secrAi??taire gAi??nAi??ral de lai??i??Organisation de coopAi??ration et de dAi??veloppement Ai??conomiques (OCDE), Paris.

Le Rapport biennal sur la compAi??titivitAi?? en Afrique est produit conjointement par la Banque africaine de dAi??veloppement, l’Organisation de coopAi??ration et de dAi??veloppement Ai??conomique, la Banque mondiale et le Forum Ai??conomique mondial. Il comporte les profils de compAi??titivitAi?? dAi??taillAi??s de 40 Ai??conomies africaines, ainsi que des rAi??sumAi??s exhaustifs des vecteurs de compAi??titivitAi?? dans chacune d’entre elles. Ces informations sont utilisAi??es par les dAi??cideurs politiques, les chefs dai??i??entreprises et d’autres parties prenantes essentielles dans la rAi??gion.

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