Bilan

Bilan de la campagne litchis 2008/2009

En 2008/09, Madagascar a conforté sa première place d’exportateur de litchis, avec près de 24 000 t exportées. Du point de vue de la production, Madagascar reste de loin l’origine la plus prisée sur le marché européen, et pour l’instant ses principaux concurrents ne représentent qu’environ 10% des exportations de litchis.
Tout s’annonçait donc plutôt bien pour 2008/09, la quantité était présente et les conditions climatiques favorables ont permis un démarrage précoce. Et pourtant, le bilan reste morose.
L’abondance tue le marché. En quelques semaines, l’afflux de litchis de Madagascar, mais également des origines concurrentes de la zone de l’océan Indien (Ile Maurice, Afrique du Sud et Réunion) a fait chuter les prix. Dans la dernière phase de la saison, d’importants volumes ont été acheminés par conteneurs maritimes (dépassant pour la première fois les volumes chargés sur les navires conventionnels). Ces produits ont inondé les marchés européens après la période des fêtes, à  un moment où la demande est beaucoup plus faible. Résultat, les prix ont continué de chuter.
Mais les effets de la crise économique se sont fait ressentir sur la demande, moins dynamique en Europe. La médiocre conjoncture économique et la qualité fragile des fruits ont entraîné une commercialisation complexe du produit
La campagne de commercialisation du litchi de Madagascar 2008/2009 s’est révélée particulièrement difficile et la STOI s’est heurtée cette année au marasme économique général que les quantités, en augmentation, ont exacerbé face aux conditions de vente difficile et des prix de vente en baisse par rapport aux précédentes saisons.

Bilan de la campagne  litchis 2009/2010

La campagne 2009/10 du litchi a démarré, avec une semaine de retard, à  partir du 25 novembre, juste à  temps pour approvisionner les marchés européens lors la période des fêtes de fin d’année. Ce retard dans le démarrage de campagne a eu pour conséquence l’arrivée simultanée des litchis de l’Ile Maurice, de Madagascar et d’Afrique du sud.
Cette année, le transport  par bateau a été réorganisé, avec un seul bateau à  cave réfrigérée (bateau conventionnel), d’une capacité de 7 000 palettes (5 600 tonnes) contre deux auparavant (pour la même quantité). Le reste, c’est-à -dire les 12 000 (9 600 t) sur les 19 000 palettes (15 000 t) prévues, sera exporté par conteneurs réfrigérés.
Cependant, étant donné que les vergers et le groupement des producteurs de la STOI sont localisés dans la région ou les fruits sont les plus précoces et plus précisément, dans la zone de Brickaville, la STOI a pu bénéficier comme tous les ans des envois primeurs et a pu exporter dès le 15 novembre 2009.
Le résultat était meilleur que celle de l’année précédente et la demande en litchis bio a augmenté mais beaucoup de facteurs pénalisent encore la filière et d’autres ouvertures restent à  voir.

Conclusion 
Les quantités trop importantes par rapport au potentiel d’absorption des marchés européens, la qualité globalement moyenne des fruits, les effets de la crise économique sur la consommation et la très forte concurrence entre opérateurs sont autant d’éléments qui ont fortement perturbé la mise en marché du litchi.
Cette situation amène la STOI à  trouver d’autres débouchés. Les Etats-Unis restent à  conquérir. Selon l’analyse du MCA, le marché américain pourrait absorber le surplus de la production nationale estimé à  plus de 50 000 t : « Avec leurs 300 millions d’habitants, les Etats-Unis ne disposent que de 2 000 t de production en Floride et d’environ 8 000 t importées principalement de Chine, du Mexique et d’Israël. » D’autres marchés offrent aussi un potentiel à  exploiter, notamment les pays d’Europe du Nord.

Bilan de la campagne 2011/2012

Les importateurs de litchis soufrés de Madagascar en Europe ont été sélectionnés par appel d’offres. Seules deux sociétés françaises ont été retenues : Univeg Katope et Dole Internationale.

Huit sur une dizaine de sociétés qui importent habituellement le litchi de Madagascar en Europe ne seront plus autorisées à  le faire cette année. Il ne reste plus que Dole et Univeg, deux sociétés françaises basées à  Rungis. Elles ont été sélectionnées par appel d’offres, lancé par le Groupement des exportateurs de litchi de Madagascar et le ministère du Commerce. Ces adjudicataires seront désormais les seuls à  être autorisés à  commercialiser nos fruits dans tous les pays européens.

Des points qui ont été particulièrement mis en exergue face à  deux constats : baisse régulière du prix du litchi malgache sur le marché européen et défaillance de paiement de certains importateurs étrangers vis-à -vis des exportateurs de litchi locaux durant les précédentes campagnes.
Des analyses craignent, par exemple, que les sociétés françaises vont privilégier certains exportateurs malgaches avec qui elles ont toujours travaillé. La quête de nouveaux marchés en Europe ne pourra plus se faire limitant ainsi les possibilités d’augmenter la quantité exportée par Madagascar.

La campagne de commercialisation des litchis de la zone Océan Indien s’avère tardive cette année. Comme les deux années précédentes, les conditions climatiques lors de la phase de la fructification des arbres ont été peu favorables.  Si ces conditions climatiques (manque de précipitations) n’affectent pas trop la production de Madagascar, compte tenu de son potentiel, elles semblent plus préoccupantes pour les productions réunionnaises et mauriciennes.

Les parcelles de la STOI ont commencé à   donner des fruits murs  dès la semaine 45 et elle a pu commencer  à   exporter ses litchis primeurs le 17 novembre.

Pour la STOI, cette première année avec ces importateurs européens était satisfaisante étant donné qu’ils ont proposé des prix très intéressants. Mais par contre, la quantité commandée a beaucoup baissé car ils ont fait rentrer des exportateurs maritimes dans les envois aériens. 460 tonnes de litchis sont exportés par avion cette année.

 

La STOI ne peut cependant oublier ses anciens clients en litchis soufrés qui ont travaillé avec elle depuis ses débuts, des partenariats fruits de diverses prospections et salons effectués dans toute l’Europe. Certains d’entre eux travaillent encore avec la STOI sur d’autres produits.

Bilan de la campagne 2012/2013

Contrairement aux années précédentes, la campagne de commercialisation du litchi débute plus précocement.

La STOI  a commencé à   exporter dès la semaine 45, mais elle reste une année très difficile pour la STOI étant donné que :

–      le cyclone Giovanna, qui a affecté la côte Est de Madagascar en février 2012, a détruit à   80% la station de litchis de la STOI à  Brickaville mais aussi d’importants dégâts dans les vergers de litchis ont été constatés. La STOI a été obligée de se ravitailler auprès de ses producteurs plus lointains.

–      Les différentes origines de l’Océan Indien connaissent  les mêmes tendances, excepté l’Afrique du Sud dont les exportations par avion devraient démarrer plus tardivement. L’évolution de la fructification des litchis des différentes origines de l’Océan Indien entraine une commercialisation simultanée des fruits de l’Ile Maurice, de la Réunion et de Madagascar. Cette situation a entrainé un effritement des prix de vente. Et le cout du fret aérien non compétitif par rapport aux autres pays et iles voisines n’arrange pas la situation.

–      Le quota obtenu par les importateurs agrées ne cesse de diminuer et le prix est largement en baisse par rapport en 2011 pour les litchis par avion malgré la certification GLOBAL GAP des produits proposés.

La STOI ne baisse pas les bras malgré toutes ces contraintes. Elle croit à  ses produits et continue à  satisfaire au mieux ses clients. Sa spécialisation dans le fret avion et plus particulièrement dans les litchis primeurs est appréciée.

Les litchis de la STOI restent un produit d’appel des détaillants et des  grandes surfaces pendant les fêtes de fin d’année en Europe.

Bilan de la campagne 2013/2014

La nouvelle campagne de commercialisation des litchis de la zone de l’Océan Indien se caractérise par un démarrage particulier précoce. En effet, le coup d’envoi de la campagne par voie aérienne a commencé avec la STOI dès la semaine 44, le 04 novembre 2013.

La production malgache, favorisée par de bonnes conditions climatiques (arrêt rapide de l’hiver austral avec remontée des températures et pluviométrie adaptée) était importante cette année et a permis de satisfaire la demande des exportateurs.

Les exportateurs maritimes, la presse nationale qu’internationale qualifient cette saison de litchis de positive « Au total, Madagascar aurait exporté près de 18 000 tonnes de litchis vers l’Europe. Une belle campagne d’exportation en volume, mais aussi en valeur, car le prix du litchi malgache est resté stable. (Il a même augmenté à  destination, du fait de la hausse des coûts du fret) » RFI, 13/01/14. Et pourtant, elle reste catastrophique pour la STOI, spécialisée exclusivement en avion, qui voit toujours sa quantité baissée d’année en année et son prix qui ne couvre presque plus ses charges. Un prix très bas par rapport aux litchis conventionnels maritime alors que les charges sont plus importants dans l’aérien : coût du litchi primeur plus élevé que les litchis conventionnels, triage plus important, location camion frigorifique, chambre froide. De surcroit, l’Aviation civile de Madagascar ACM a rajouté une redevance de sûreté aéroportuaire RSA dont le montant est de 0,125 US/Kg pour les produits périssables applicables depuis le 02 novembre 2013. Une redevance que devrait acquitter la STOI malgré sa perte.

Mais la STOI reste confiante et espère que ses clients litchis comme dans les autres filières établissent des relations « gagnant-gagnant ». La STOI  établit toujours une confiance  mutuelle avec ses clients et cette responsabilité que nos importateurs ont prise pour le marché de litchis à  Madagascar doit être conséquente et bénéfique pour eux, pour les producteurs, pour tous les exportateurs aériens et maritimes, pour tous les intervenants de la filière.