– STOI – Société Trading de l'Océan Indien
Immeuble STOI Village des jeux Ankorondrano
Lun-Sam: 08:00 - 17:00
08 Août 2020

Riz hybride : Une recette nette de 5 800 000 Ar/ha pour les paysans

La culture de riz hybride à Madagascar s’annonce bonne pour cette campagne 2020.

Un rendement de productivité entre 8 tonnes et 10 tonnes à l’hectare a été enregistré dans les trois régions d’intervention du groupe STOI (Société Trading de l’Océan Indien).

Il s’agit notamment des régions Sava, Atsimo-Andrefana et Itasy. « Environ 4 000 paysans adoptent actuellement cette technique de culture de riz hybride. Ce sont des partenaires paysans membres de la coopérative PAPAY qui travaillent avec nous dans le cadre de l’agriculture contractuelle », a expliqué Tovonanahary Rabetsitonta, le PDG du groupe STOI. Et les retombées économiques positives pour la population en milieu rural se font déjà sentir. En effet, « les revenus des paysans s’améliorent considérablement. S’ils ne peuvent enregistrer une recette nette d’environ 700 000 Ar/ ha en pratiquant la riziculture traditionnelle, ils pourront obtenir une recette nette de l’ordre de 5 800 000 Ar/ha avec l’utilisation de semences de riz hybride », a-t-il déclaré.

Constituer une épargne. Toujours dans le cadre de l’agriculture contractuelle, « nous nous engageons à fournir des intrants agricoles, surtout les semences de riz hybride à nos partenaires paysans. Nous produisons entretemps des engrais dénommés « Taroka » qui sont des fertilisants biologiques à base d’éléments végétaux et qui sont mis à leur disposition. L’encadrement technique sur la culture de riz hybride et la fourniture des petits matériels et équipements agricoles ne sont pas en reste. Nous les appuyons même dans leurs fonds de démarrage. Au moment de la récolte, nous nous engageons également à acheter leur production. Ces paysans partenaires pourront ensuite nous rembourser », a fait savoir cet opérateur économique qui œuvre dans l’agri-business. Et lui d’ajouter que ces exploitants agricoles pourront constituer une épargne grâce à cette amélioration de leurs revenus tirés de la culture de riz hybride. « Ils pourront même réinvestir dans leur secteur d’activité, en achetant d’autres parcelles de terrain pour l’extension de leur exploitation ou en acquérant des zébus ou d’autres matériels et équipements agricoles », a-t-il enchaîné.

Semences certifiées. Il faut savoir que la variété de semences de riz hybride Wei Chu 902-3 est bien adaptée aux conditions climato-pédologiques des régions de Madagascar. « Diverses variétés de semences ont fait l’objet d’expérimentation, et les essais effectués avec celles-ci au niveau des sites de démonstration ont été concluants. En plus, cette variété de semences de riz hybride WeiChu 902-3 a déjà été certifiée par le SOC (Service Officiel de Contrôle des semences et matériel végétal) qui est rattaché au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche », a évoqué Tovonanahary Rabetsitonta. Rappelons également que la Grande île n’importera plus de cette variété de semences de riz hybride de Chine qui est le propriétaire de cette technologie scientifique de pointe reconnue dans le monde. En effet, le groupe STOI a mis en place un centre de production de semences en collaboration avec ses partenaires chinois. Une superficie de 20 ha est exploitée pour la production de cette variété Wei Chu 902-3. Ce qui permettra aux paysans d’accéder à cet intrant à moindre coût car le pays n’a plus besoin d’en importer chaque année.

Combler le gap. Force est de reconnaître que la culture de riz hybride se développe bien à Madagascar. L’Etat a même distribué gratuitement 100 tonnes de semences Wei Chu 902-3 dans trois régions, à savoir Anamalanga, Alaotra Mangoro et Diana, dans le cadre de la mise en œuvre du projet de coopération Sud-Sud, entre Madagascar et la Chine. La culture de riz hybride sur une superficie de 40 ha à Mahitsy a été un succès. En effet, la récolte était bonne avec un rendement moyen de 10 tonnes à l’hectare enregistré. Toutes les parties prenantes reconnaissent que cette culture de riz hybride contribue à l’atteinte de l’objectif fixé par l’Etat qu’est l’autosuffisance en riz, voire devenir le grenier à riz de l’Océan Indien car elle contribue nettement à combler le gap de Madagascar de l’ordre de 200 000 tonnes de riz par an. Afin de booster la production rizicole, le groupe STOI sollicite ainsi l’Etat à promouvoir l’approche 3P (Partenariat Public-Privé) afin de soutenir le secteur privé. En effet, « des infrastructures de stockage sont nécessaires. Une facilitation d’accès au foncier est aussi de mise. Nous nous attelons à la fertilisation des sols grâce à nos techniques de production et à l’utilisation des engrais « Taroka » qui revitalisent la terre aride et pauvre sous l’effet de l’érosion, du vent et de la pluie », a fait savoir Tovonanahary Rabetsitonta.

Pour en revenir à la récolte du riz hybride pour cette campagne 2020, le groupe STOI achète la production auprès des paysans tout en l’écoulant au prix du marché. Les grossistes au marché d’Anosibe, les Chinois résidants à Madagascar et les clients de l’hôtel Havana Resort sont, entre autres, les preneurs.

Navalona R.

source : http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2020/08/08/riz-hybride-une-recette-nette-de-5-800-000-ar-ha-pour-les-paysans/

 

12 Oct 2018

Agriculture contractuelle : Rabetsitonta Tovonanahary présente un modèle de réussite à Miandrivazo

Rabetsitonta Tovonanahary sort du monde politique. Mais en tant que PDG de la STOI (Société Trading de l’Océan Indien), il soutient encore son slogan « Tsy lahatra akory ny fahantrana » en pratiquant l’agriculture contractuelle à Miandrivazo. C’est un modèle de réussite qu’il entend dupliquer dans d’autres secteurs et dans d’autres régions. Il est même prêt à partager ses expériences aux autres opérateurs économiques afin de contribuer au développement socio-économique de Madagascar. Interview.

Midi Madagasikara : Selon vous, qu’est ce que l’agriculture contractuelle ?

Rabetsitonta Tovonanahary (R.T) : Cette approche inclusive et durable constitue un levier de développement agricole. La STOI pratique depuis cinq ans cette agriculture contractuelle avec des paysans producteurs de haricot qualifié de lingot blanc à Miandrivazo, dans la région du Menabe. Dans le cadre du projet MATOY, nous avons été retenus sur appel d’offre pour valoriser la chaîne de valeurs et la redynamisation de cette filière. L’agriculture contractuelle consiste ainsi à fournir aux paysans des intrants agricoles notamment des semences certifiées et des fertilisants bio que le « Taroka » que nous produisons nous-mêmes ainsi que des produits phytosanitaires. Et à la demande des paysans, nous finançons également une partie de la main d’œuvre étant donné que Miandrivazo est une zone rouge pour les « Dahalo ». Il reste très peu de zébus pour assurer la mécanisation agricole. Un package technique leur est également fourni afin de former les paysans en matière de semi, de maintenance, de récolte jusqu’au conditionnement du lingot blanc. Nous mobilisons des animateurs agricoles avec la participation des chefs fokontany sur tous les circuits de production. Ils deviennent ainsi nos partenaires directs. Ensuite, au moment de la récolte, ils nous vendent leur production au prix du marché tout en remboursant les semences. Et leur activité devient pérenne même après la fin du projet MATOY.

M.M : Pouvez-vous dresser un bilan de ce partenariat avec les paysans ?

R.T : Il compte actuellement 862 paysans partenaires membres de l’association PAPAY (Partenaires Paysans) contre 370 paysans auparavant. Ils exploitent une superficie totale de 650ha. Avant le projet, leur rendement était de 750kg/ha avec 100 à 120 kg de semences tout venant utilisées. Maintenant, le rendement moyen a atteint entre 1 tonne et 1,2 tonne/ha pour 70kg de semences améliorées. On travaille avec le FOFIFA qui fournit des semences de base. Et la STOI produit les semences de culture.

M.M : Comment pouvez-vous démontrer que ce modèle a été une réussite ?

R.T : A la première année, nous étions découragés car 50% des paysans seulement ont remboursé les semences. A la 2e année, ce taux de remboursement a augmenté à 75%. Nous avons dû recourir au tribunal de Miandrivazo car un contrat signé au niveau de la mairie doit être respecté. Maintenant, la confiance est établie entre la STOI et les paysans partenaires car ceux-ci sont finalement convaincus que cette agriculture contractuelle est pérenne. L’an dernier, il y a eu la sécheresse entraînant l’invasion des rats qui ont détruit les champs de plantation de haricot lingot blanc. Certains paysans partenaires ont négocié en effectuant des remboursements partiels tandis que d’autres ont demandé de reporter leur remboursement à la prochaine campagne. Et nous avons accepté. Cette année, la production est bonne avec une hausse de 15 à 20%. Le prix aux producteurs a également augmenté de 2.400 Ar/kg contre 1.400 Ar/kg en 2016. Les revenus des paysans ont également connu une hausse de 90%. Après ce succès à Miandrivazo, nous pratiquons l’agriculture contractuelle dans la filière riz en utilisant le riz hybride venant de la Chine. Une expérimentation a été faite pour cette campagne sur une superficie totale de 30ha dans les régions de Menabe, Bongolava, Itasy et Vakinankaratra. Les essais ont été concluants car on a obtenu un rendement moyen de 8 tonnes/ha contre 2,5 tonnes/ha pour la variété locale. Une extension est prévue pour la prochaine campagne rizicole.

M.M : Vous soutenez toujours votre slogan « Tsy lahatra akory ny fahantrana » ?

R.T : Bien évidemment ! Et l’on peut le prouver sur le terrain. En effet, grâce à cette agriculture contractuelle, nos paysans partenaires ont pu augmenter considérablement leurs revenus. Certains ont acquis des zébus tandis que d’autres ont fait une extension de leurs exploitations. Bon nombre d’entre eux ont rénové leurs maisons, voire même entrepris de nouvelles constructions, sans compter la scolarisation de leurs enfants et l’achat des terrains. Nous avons également vulgarisé le mobile banking afin de les inciter à constituer une épargne. Par contre, les animateurs agricoles se sont regroupés afin d’acquérir une décortiquerie. La production de haricot lingot blanc a également triplé. On l’écoule sur le marché local et on exporte même en France et en Asie. Et avec la riziculture contractuelle, on peut bien atteindre l’autosuffisance en riz.

Propos recueillis par Navalona R. Midi Madagasikara

16 Jan 2018

Hello world!

Welcome to WordPress. This is your first post. Edit or delete it, then start writing!

27 Fév 2017

Hello world!

Welcome to WordPress. This is your first post. Edit or delete it, then start writing!