spécialisée dans la vanille naturelle de Madagascar
Immeuble L' Arboretum, Village des Jeux Ankorondrano,
BP: 8582, Antananarivo 101, Madagascar
Lun-Ven: 08:00 - 17:00
19 Sep 2021

Vary Safiotra – Aparitaky ny Groupe STOI : VAHAOLANA AMIN’NY FAHAVITAN-TENA ARA-BARY

Vahaolana lehibe miantoka ny fahavitan-tena ara-tsakafo ity vary safiotra na Riz Hybride hoentin’ny Groupe STOI eto amintsika ity. Satria dia miakatra ny tahan’ny famokarana raha mihoatra amin’ny voly vary mahazatra.

« Mahatratra hatramin’ny 8 hatramin’ny 12 Taonina isaky ny hektara ( 8 à 12 T/Ha ) ny vokatra amin’ity voly vary safiotra ity. Mazava ho azy fa hitombo koa ny vola miditra amin’ilay tantsaha rehefa miakatra ny vokatra. Miantoka ny fahavitan-tena ara-tsakafo io Vary Safiotra io na Riz Hybride, ary heverinay fa tena vahaolana lehibe ho an’ny firenena. Haparitaka manerana ny Faritra izy io ary entanina ny rehetra hamboly azy. Efa nandritra ny 2 taona izahay no namboly ny masomboly mba ho eto an-toerana ihany dia mahazo izany. Taloha mantsy nafarana izy io kanefa lafo », araka ny fanazavan’ny Tompon’andraikitry ny Serasera eo anivon’ny Groupe STOI – Tahiana RAZANAMAHEFA – teo amin’ny Stand izay nisy azy, tetsy amin’ny FIM Forello Tanjombato io maraina io.

Isan’ireo mandray anjara amin’ny FIM 2021 tokoa ny Groupe STOI. Mivelatra amin’ny sehatra maro  izy ireo, isan’zany ny Fampianarana, ny Fizahantany, ary ny Fambolena.

Mikasika ny fanapariahana an’ity Vary Safiotra ity, dia miara-miasa amin’ny ministeran’ny Fambolena izy ireo ary miara-miasa amin’ny tompon’andraikitra eny ifotony ihany koa. «  Tao anatin’izay roa taona nanaovanay andrana izay dia nitombo hatrany ny tantsaha te hampiasa an’io voly vary safiotra io. Ankehitriny dia miezaka izahay ny hanantona azy ireo satria tena tsapa fa mamaha olana maro izy io. Raha mahavita mamboly azy avokoa ny tantsaha rehetra, dia antenaina fa hahaleotena ara-tsakafo isika » , hoy hatrany Tahiana RAZANAMAHEFA nandritra ny hetsika FIM.

Tojo Ramilianta & Manda R.

05 Juil 2021

Procès vanille aux États-Unis: quel impact pour la vanille malgache?

Aux États-Unis, c’est une vague de procès sans précédent qui a démarré il y a un peu plus d’un an, contre certains magnats de l’agroalimentaire. Les associations de consommateurs attaquent les industriels pour publicité mensongère. Au cœur de la bataille, une épice aujourd’hui malmenée : la vanille. À Madagascar, ces procès sont vus d’un très bon œil, car ils pourraient pousser les industriels à corriger le tir et redonner toute sa valeur à la « vanille naturelle » de la Grande Île.De notre correspondante à Madagascar,

Aujourd’hui dans le monde, qu’il soit naturel ou non, l’arôme vanille est de loin l’arôme le plus utilisé, bien devant celui du chocolat. Et c’est cette demande planétaire sans cesse croissante, qui a poussé l’industrie agroalimentaire à rivaliser d’ingéniosité pour créer des molécules de substitution.

Non sans certaines conséquences, explique Georges Geeraerts, le président du Groupement des exportateurs de vanille à Madagascar. « Le préjudice, c’est pour le planteur de vanille qui ne peut pas vendre son produit, parce qu’il est remplacé par des produits de substitution. Et pour le consommateur final qui est trompé sur ce qu’il achète », dit-il.

Flou dans l’étiquetage

« Arôme de vanille », « arôme naturel de vanille », « sucre vanillé », « sucre vanilliné »… Sur les étiquetages de nos produits vanillés favoris, il est difficile, en effet, d’y voir clair entre l’original et l’artificiel. Normal, le flou est savamment cultivé par les industriels qui jouent sur des législations très différentes d’un pays à l’autre et donc difficilement applicables.

« Le consommateur pense acheter un produit vanille, parce qu’il y a des gousses qui sont illustrées dessus, etc, alors que quand il regarde bien dans la liste des ingrédients, il va voir que la seule trace de vanille naturelle, ce sont les petits points noirs. Ce sont les gousses de vanille épuisées et broyées. Et cet apport de gousses épuisées et broyées ne sert qu’à tromper le consommateur. Il n’apporte aucun goût, aucun arôme », note Georges Geeraerts.

Problème d’offre, de demande et de coût

S’il condamne lui aussi ces adultérations peu transparentes, Emmanuel Née, directeur du Département Ingrédients au sein du groupe français Touton, acteur majeur du négoce international de matières premières, justifie ce phénomène par un problème d’offre, de demande et de coût.

« La demande globale d’arôme vanille, elle est mille fois plus importante que la production potentielle de vanilline naturelle issue de vanille. Forcément il y a un décalage. Donc, comment on fait ? On est obligé de trouver des produits de substitution », soutient Emmanuel Née.

Grâce à une manipulation chimique relativement simple, il est possible d’obtenir de la vanilline dite naturelle à partir de l’huile essentielle de feuilles de girofle. « C’est un produit qui vaut entre 50 et 75 dollars le kilo. Alors que si vous faites de la vanilline avec de la vanille naturelle de Madagascar, vous avez un prix de revient matière – donc sans compter la partie industrielle, le travail – à 12 500 dollars », explique-t-il.

« Le consommateur saura ce qu’il mange vraiment »

Aussi, le calcul est vite fait. Toutefois, pour Georges Geeraerts, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un problème éthique, auquel il est désormais important de s’attaquer.

« L’intérêt de ces procès, c’est de revenir à une certaine sincérité des industriels. On peut avoir toute une série de produits différents, mais il faut que ces différences soient bien marquées et soient totalement identifiables par le consommateur lambda »,  Ces procès pourront changer la donne dans le sens que quand le consommateur saura ce qu’il mange vraiment. C’est lui qui fera le choix d’acheter un produit peut-être plus cher, mais totalement naturel versus un produit artificiel et bon marché. Il faut sortir du flou. C’est important pour les planteurs à Madagascar et pour l’avenir de la vanille naturelle ».

En cas de victoire des associations de consommateurs aux procès, la Grande Île pourrait enfin reconquérir des parts de marché qu’elle n’a cessé de perdre ces dernières années.

Contactés, les groupes industriels cités dans les procès en cours n’ont pas donné suite aux demandes d’interview.

source : https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-afrique/20210417-proc%C3%A8s-vanille-aux-%C3%A9tats-unis-quel-impact-pour-la-vanille-malgache

30 Juin 2021

Zezika Taroka

15 Juin 2021

Agriculture : Prévoir les catastrophes pour assurer la sécurité alimentaire

Un plaidoyer pour les financements de la prévention et des ripostes contre les risques et catastrophes. C’est le principal objectif de l’accord de partenariat signé hier, entre l’African Risk Capacity (ARC) Group et le Centre de protection contre les catastrophes. Ces deux entités vont agir de concert, pour le renforcement des capacités, la recherche et l’amélioration des systèmes de gestion des risques de catastrophes. Dans le cadre du protocole d’accord, les parties exploreront les opportunités et tireront parti de leurs compétences de base respectives pour promouvoir des activités qui augmenteraient la qualité et la quantité des produits et services de financement des risques en vue d’améliorer l’agriculture africaine qui souffre depuis toujours de faibles niveaux d’investissements publics/privés. « Les relations cordiales entre l’ARC et le Centre, au fil des ans ont été mutuellement bénéfiques pour la poursuite de nos objectifs communs d’aider les pays à haut risque et vulnérables à prendre de meilleures décisions en matière de gestion des risques. Nous sommes très optimistes quant au fait qu’en travaillant ensemble, nous pouvons mieux aider nos membres à renforcer leurs systèmes de gestion des risques de catastrophe pour assurer la sécurité alimentaire et parvenir à des moyens de subsistance résilients », a déclaré Ibrahima Cheikh Diong, DG du Groupe ARC et non moins secrétaire général adjoint des Nations Unies.

Financements. Conformément au protocole d’accord, les deux institutions partenaires chercheront également à entreprendre des activités communes pour promouvoir le plaidoyer sur les solutions de financement des risques de catastrophe et influencer le système multilatéral pour soutenir la réduction des risques, l’atténuation et l’adaptation. « La Capacité africaine de gestion des risques et le Centre de protection contre les catastrophes fonctionnent tous deux sur des principes similaires selon lesquels la probabilité d’événements de catastrophe peut être prédite de manière quantifiable ; et que leur impact peut être largement atténué grâce à des plans d’urgence bien orchestrés qui sauvent des vies et des moyens de subsistance », a indiqué Daniel Clarke, directeur du Centre de Protection contre les Catastrophes. Selon lui, l’identification, la planification et le financement des catastrophes avant qu’elles ne surviennent sauvent des vies, réduisent les souffrances et protègent les moyens de subsistance et les économies. « Travailler avec l’ARC pour renforcer et étendre l’assurance développement garantit que notre approche combinée est dirigée par les Africains, plaçant les communautés à risque au cœur de nos efforts pour aider les pays à mieux prévoir et payer les catastrophes », a-t-il ajouté.

Collaboration. A noter que le Centre de protection contre les catastrophes mobilise des pays et des organisations internationales de développement humanitaire, ainsi que le secteur privé pour changer la façon dont le monde se prépare, paie et répond aux catastrophes. Il travaille avec les pays et leurs partenaires pour les aider à s’approprier, planifier et financer les risques auxquels ils sont confrontés grâce à une assistance technique et un renforcement des capacités impartiales. Le Centre collabore également avec des partenaires mondiaux pour trouver des solutions, rassembler des preuves solides, offrir des conseils indépendants et plaider pour changer la façon dont les catastrophes sont gérées par le système international. En fusionnant les approches orthodoxes des secours et de la quantification des catastrophes avec des instruments innovants de mutualisation et de transfert des risques, le système de réponse aux catastrophes de l’ARC répond efficacement aux besoins des communautés vulnérables assurées au début du péril avant qu’elles ne commencent à recourir à des mécanismes d’adaptation négatifs.

Antsa R.

04 Juin 2021

Riz hybride : Une solution pour faire face au changement climatique

La technologie riz hybride expérimentée dans trois régions de Madagascar, à savoir Analamanga, Alaotra Mangoro et DIANA, depuis 2019, a été une réussite.

Désormais, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche prévoit sa vulgarisation à grande échelle dans tout Madagascar. « Si l’on cultive du riz hybride sur 8 à 10% de nos terres arables, soit une superficie d’environ 300.000 ha, on pourrait enregistrer à court terme une production de 2.400.000 tonnes de paddy. Ce qui permet de contribuer à la réalisation du Velirano présidentiel, qu’est d’assurer la sécurité alimentaire », a annoncé le ministre de tutelle, Lucien Ranarivelo, lors de sa descente à Mahitsy la semaine dernière, accompagné de l’ambassadeur de Chine à Madagascar et le Représentant résident de la FAO. Il s’agit d’un des sites d’intervention du projet de coopération Sud-Sud de la FAO, entre Madagascar et la Chine.

Résistance aux sécheresses. Pour le cas d’Analamanga, onze sites de démonstration d’une superficie totale de 17,2 ha ont été cultivés en riz hybride. Lors des deux campagnes culturales, la production enregistrée se chiffrait à 157,7 tonnes, soit un rendement moyen de 9,17 tonnes par hectare. Dans la région Alaotra Mangoro, principalement à Ambatondrazaka, les rendements obtenus sur les sites du projet sont de l’ordre de 11 tonnes par hectare. Outre ces performances en matière de rendement de productivité, la FAO a soulevé que le riz hybride constitue une solution pour les riziculteurs malgaches à faire face aux effets du changement climatique. En effet, le caractère hétérosis de cette variété lui confère, entre autres, une grande résistance aux sécheresses et au retard de pluies par rapport au riz conventionnel, a-t-on évoqué.

Eviter la dépendance. Il faut savoir que huit coopérants chinois ont travaillé avec des techniciens malgaches dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet de coopération Sud-Sud. Jusqu’à présent, 5.200 riziculteurs ayant bénéficié des formations en la matière, ont déjà adopté cette technologie provenant de la Chine. Pour Randriamampionona Dina, une rizicultrice à Mahitsy, elle se dit satisfaite de l’application de la culture de riz hybride sur son champ d’une superficie de 0,12 ha. « Ma prévision de production serait de 1,3 tonne vers la fin de ce mois, contre pas plus de 500 kg auparavant. Je projette de commercialiser le surplus de production tout en relançant la culture de riz hybride car c’est plus avantageux. Nous demandons la disponibilité de semences à acheter sur le marché », a-t-elle témoigné. Sur ce sujet, le MAEP prévoit de réaliser un grand projet visant à produire localement les semences de riz hybride afin d’éviter la dépendance à leur importation en Chine.

Navalona R.

04 Juin 2021

Exportation de vanille : La fin de saison 2020-2021 repoussée au 30 juin

Contre toute attente, la filière vanille affiche une bonne performance pour Madagascar, malgré la crise mondiale de la pandémie de Covid-19, qui touche divers secteurs d’activité économique. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a noté que le pays pourrait enregistrer une augmentation de plus de 150 tonnes de vanille exportée jusqu’au 30 juin 2021, par rapport à la saison précédente, permettant ainsi d’exporter un total de 1.780 tonnes de vanille. En d’autres termes, l’exportation de la Grande Île pour la saison 2020-2021 dépassera les 1.930 tonnes, dont 94% de gousses, 2% d’extrait de vanille et 4% de produits dérivés. En outre, selon les informations, la qualité s’est également améliorée. À noter que les producteurs se préparent déjà à la grande récolte prévue vers la mi-juillet.

Antsa R.

source Midi Madagascar

23 Fév 2021

Hausse des prix du riz : « Il faut booster la production et non importer davantage », dixit Tovonanahary Rabetsitonta, le PDG du groupe STOI.

Face à la hausse des prix du riz de variété locale sur le marché, Tovonanahary Rabetsitonta, le PDG du groupe STOI (Société Trading de l’Océan Indien), a livré son opinion, dans le cadre d’un reboisement effectué à Ambohitsoa, dans la commune rurale de Merimandroso, district d’Ambohidratrimo.

« Il faut booster la production rizicole. Importer davantage ne constitue pas une solution durable. Pour ce faire, le rôle de l’Etat est de créer un environnement favorable au développement du secteur privé opérant dans cette filière stratégique et non pas de distribuer des semences aux paysans », a-t-il évoqué. Et lui d’ajouter que la promotion de la culture de riz hybride contribue rapidement à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire en riz, un objectif fixé par l’Etat. « En effet, avec cette variété de semences de riz, on peut enregistrer un rendement de productivité atteignant entre 7 et 12 tonnes/ha au lieu d’un rendement moyen de 2 tonnes/ha pour les semences traditionnelles. Cette innovation a été découverte en Chine et a permis à ce pays de satisfaire les besoins alimentaires de sa population comptant actuellement plus de 1,250 milliard d’habitants », a-t-il enchaîné.

Exploiter 1500 ha. Le groupe STOI prévoit ainsi de relancer la culture de riz hybride cette année, en se focalisant davantage sur la partie nord de Madagascar, entre autres, dans les régions Sava et Boeny. « Pour celle-ci, ce sera notre première implantation. Une vitrine de démonstration de la culture de riz hybride y sera bientôt mise en place. Notre objectif est de produire des semences de riz hybride à Boeny étant donné que les conditions climato-pédologiques y sont favorables. Il est à rappeler que les essais menés ces dernières années dans plusieurs régions ont déjà été concluants. Une vulgarisation à grande échelle de la culture de riz hybride s’impose actuellement. Nous envisageons ainsi d’exploiter 1 500 ha de terrain, pour ce faire, et ce, en collaboration avec des techniciens chinois. Nous travaillons en même temps en partenariat avec des organisations paysannes, dans le cadre d’une agriculture contractuelle, en leur fournissant des intrants comme les semences de riz hybride et l’engrais « Taroka » produit uniquement par le groupe STOI. Leur encadrement technique n’est pas en reste. Ensuite, nous nous engageons à acheter leurs récoltes. A ce moment-là, les paysans remboursent les prix d’achat de ces intrants », d’après toujours les explications de Rabetsitonta Tovonanahary.

Importance du reboisement. Cet opérateur réclame tout simplement le soutien de l’Etat en matière de sécurité et d’encadrement technique, entre autres. Pour en revenir au reboisement effectué samedi dernier par le groupe STOI à Ambohitsoa, 4 500 jeunes plants composés de jacaranda, de « Ravintsara », de « kininimpotsy », de « voandelaka » et d’acacia ont été mis en terre, grâce au partenariat avec le ministère en charge de l’Environnement. Le personnel du groupe ainsi que celui des ses filiales, dont entre autres, Havana Resort et l’Ecole Supérieure de Management (ESUM), y ont participé activement accompagnés de leurs familles respectives. Les étudiants de cette université digitale et leurs parents ont également pris part à ce reboisement. L’an dernier, 3 500 pieds de jeunes arbres ont été plantés, parmi lesquels, 2 000 jeunes plants ont poussé. « Il est important de faire un suivi et un entretien après chaque reboisement. Le groupe travaille en partenariat avec le fokontany d’Ambohitsoa pour ce faire. Nous avons déjà apporté des engrais « Taroka » pour assurer la croissance des plantes. Le reboisement contribue dans la lutte contre le changement climatique tout en assurant un développement durable. Par ailleurs, la préservation de l’environnement devient maintenant la plus grande préoccupation du monde entier. Les pays plus vulnérables comme le nôtre devront ainsi savoir négocier sur les compensations à payer par les pays développés à cause des impacts de leur industrialisation », a-t-il conclu.

Navalona R.

14 Sep 2020

Le Groupe STOI Agri a mis en exergue le système de l’agriculture contractuelle dans le cadre de la vulgarisation et la production de la filière Haricot Lingot Blanc de Miandrivazo.
Programme appuyé par le projet MATOY qui a pour objectif l’amélioration des revenus des paysans et la valorisation des chaînes de valeur inclusives.

08 Août 2020

Riz hybride : Une recette nette de 5 800 000 Ar/ha pour les paysans

La culture de riz hybride à Madagascar s’annonce bonne pour cette campagne 2020.

Un rendement de productivité entre 8 tonnes et 10 tonnes à l’hectare a été enregistré dans les trois régions d’intervention du groupe STOI (Société Trading de l’Océan Indien).

Il s’agit notamment des régions Sava, Atsimo-Andrefana et Itasy. « Environ 4 000 paysans adoptent actuellement cette technique de culture de riz hybride. Ce sont des partenaires paysans membres de la coopérative PAPAY qui travaillent avec nous dans le cadre de l’agriculture contractuelle », a expliqué Tovonanahary Rabetsitonta, le PDG du groupe STOI. Et les retombées économiques positives pour la population en milieu rural se font déjà sentir. En effet, « les revenus des paysans s’améliorent considérablement. S’ils ne peuvent enregistrer une recette nette d’environ 700 000 Ar/ ha en pratiquant la riziculture traditionnelle, ils pourront obtenir une recette nette de l’ordre de 5 800 000 Ar/ha avec l’utilisation de semences de riz hybride », a-t-il déclaré.

Constituer une épargne. Toujours dans le cadre de l’agriculture contractuelle, « nous nous engageons à fournir des intrants agricoles, surtout les semences de riz hybride à nos partenaires paysans. Nous produisons entretemps des engrais dénommés « Taroka » qui sont des fertilisants biologiques à base d’éléments végétaux et qui sont mis à leur disposition. L’encadrement technique sur la culture de riz hybride et la fourniture des petits matériels et équipements agricoles ne sont pas en reste. Nous les appuyons même dans leurs fonds de démarrage. Au moment de la récolte, nous nous engageons également à acheter leur production. Ces paysans partenaires pourront ensuite nous rembourser », a fait savoir cet opérateur économique qui œuvre dans l’agri-business. Et lui d’ajouter que ces exploitants agricoles pourront constituer une épargne grâce à cette amélioration de leurs revenus tirés de la culture de riz hybride. « Ils pourront même réinvestir dans leur secteur d’activité, en achetant d’autres parcelles de terrain pour l’extension de leur exploitation ou en acquérant des zébus ou d’autres matériels et équipements agricoles », a-t-il enchaîné.

Semences certifiées. Il faut savoir que la variété de semences de riz hybride Wei Chu 902-3 est bien adaptée aux conditions climato-pédologiques des régions de Madagascar. « Diverses variétés de semences ont fait l’objet d’expérimentation, et les essais effectués avec celles-ci au niveau des sites de démonstration ont été concluants. En plus, cette variété de semences de riz hybride WeiChu 902-3 a déjà été certifiée par le SOC (Service Officiel de Contrôle des semences et matériel végétal) qui est rattaché au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche », a évoqué Tovonanahary Rabetsitonta. Rappelons également que la Grande île n’importera plus de cette variété de semences de riz hybride de Chine qui est le propriétaire de cette technologie scientifique de pointe reconnue dans le monde. En effet, le groupe STOI a mis en place un centre de production de semences en collaboration avec ses partenaires chinois. Une superficie de 20 ha est exploitée pour la production de cette variété Wei Chu 902-3. Ce qui permettra aux paysans d’accéder à cet intrant à moindre coût car le pays n’a plus besoin d’en importer chaque année.

Combler le gap. Force est de reconnaître que la culture de riz hybride se développe bien à Madagascar. L’Etat a même distribué gratuitement 100 tonnes de semences Wei Chu 902-3 dans trois régions, à savoir Anamalanga, Alaotra Mangoro et Diana, dans le cadre de la mise en œuvre du projet de coopération Sud-Sud, entre Madagascar et la Chine. La culture de riz hybride sur une superficie de 40 ha à Mahitsy a été un succès. En effet, la récolte était bonne avec un rendement moyen de 10 tonnes à l’hectare enregistré. Toutes les parties prenantes reconnaissent que cette culture de riz hybride contribue à l’atteinte de l’objectif fixé par l’Etat qu’est l’autosuffisance en riz, voire devenir le grenier à riz de l’Océan Indien car elle contribue nettement à combler le gap de Madagascar de l’ordre de 200 000 tonnes de riz par an. Afin de booster la production rizicole, le groupe STOI sollicite ainsi l’Etat à promouvoir l’approche 3P (Partenariat Public-Privé) afin de soutenir le secteur privé. En effet, « des infrastructures de stockage sont nécessaires. Une facilitation d’accès au foncier est aussi de mise. Nous nous attelons à la fertilisation des sols grâce à nos techniques de production et à l’utilisation des engrais « Taroka » qui revitalisent la terre aride et pauvre sous l’effet de l’érosion, du vent et de la pluie », a fait savoir Tovonanahary Rabetsitonta.

Pour en revenir à la récolte du riz hybride pour cette campagne 2020, le groupe STOI achète la production auprès des paysans tout en l’écoulant au prix du marché. Les grossistes au marché d’Anosibe, les Chinois résidants à Madagascar et les clients de l’hôtel Havana Resort sont, entre autres, les preneurs.

Navalona R.

source : http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2020/08/08/riz-hybride-une-recette-nette-de-5-800-000-ar-ha-pour-les-paysans/

 

02 Août 2020

JOURNAL DE L’ECONOMIE DU 02 AOUT 2020 BY KOLO TV