Le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage ne cesse d’apporter des techniques d’appui aux producteurs afin d’améliorer la production rizicole à Madagascar. La vulgarisation du riz hybride, en collaboration avec la Société YUANS, est une des stratégies adoptées par le Gouvernement pour la réalisation du Velirano n°9 du Président de la République qui est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire avec comme premier grand défi, l’autosuffisance en riz à Madagascar.

Des rendements satisfaisants pour le riz hybride

Malgré le passage des cyclones et le changement climatique à Madagascar, le rendement  du riz hybride présente une petite baisse : 9 à 10 tonnes à l’hectare si cela atteignait 11t/ha l’année dernière. En comparaison avec le riz conventionnel qui est de 5 à 6 tonnes par hectare, ces résultats sont encore satisfaisants.

Le site modèle de démonstration du riz hybride d’Andranovaky Mahitsy procède  actuellement à la récolte rizicole, et c’est dans ce contexte qu’un Santa-bary et une séance sur les perspectives de diffusion du riz hybride à Madagascar a été organisée par le MINAE le 06 mai 2022.

Cette journée est une occasion pour le MINAE d’avancer dans la réalisation de ces objectifs à travers la mobilisation des producteurs autour des techniques de gestion des pertes post-récolte et de rechercher des solutions concertées aux problématiques de la diffusion à grande échelle du riz hybride à Madagascar.

Pourtant, certaines contraintes techniques et financières limitent le développement et les investissements dans la production à grande échelle du riz hybride à Madagascar. Il s’agit entre autres des contraintes en termes de maintien du taux de germination des semences importées, du coût et de disponibilité des intrants, aussi de suivi des itinéraires techniques.

Partage d’expériences de la société YUANS, de la STOI et de l’AfricaRice sur la production du riz hybride.

Cette journée de Santa-bary est une occasion pour les acteurs engagés, à savoir la société YUANS, le Représentant de l’AfricaRice et de la STOI de partager leurs expériences sur la culture et le développement du riz hybride à Madagascar. Trois points clés ont été soulevés lors de cet échange dont (1) le coût élevé et l’accès aux semences par les paysans, (2) le coût élevé et l’usage des fertilisants et (3) la capacité des agriculteurs à investir dans la mécanisation.

Des solutions possibles, cependant, consistent à produire des semences et des engrais localement pour réduire les coûts. A l’ exemple de la STOI qui produit 2000T d’engrais TAROKA par mois, et qui collabore  avec les producteurs en leur  fournissant à l’avance ce qui est nécessaire pour la production  et en contre partie les produits sont vendus à la société STOI que ce soit du riz, du maïs ou des haricots blancs.